Archive pour la catégorie 'Inde du Sud'

Arambol

Je retrouve Paula, une chilienne croisee une semaine avant a Hampi.
On discute religion, quand arrive un israelien qui nous propose un cours de meditation.
Il ne te regarde pas dans les yeux, mais legerement au dessus de ta tete, il observe ton aura.
L’aura se decompose en plusieurs couleurs, son intensite varie en fonction des gens.
Moi je ne vois rien, j’aimerais bien pourtant.
(Ceci n’est pas Paula)

Beaucoup de gens viennent chercher la spiritualite en Inde, et beaucoup l’ont trouve. Parfois trop bien trouve, elle les a mange tout cru.

Sinon j’ai loue un surf, apres une heure a m’epuiser, j’ai reussi a prendre une vague debout. Grand moment.
Ok ca a dure 4 secondes, je suis content anyway. Bali is coming soon.

Vagator

Goa is overrated, je ne comprend pas trop le phenomene .
les plages sont sans plus, l’eau est marron.. moi j’attend mon avion pour Delhi, mais de la a venir en vacances juste pour voir ca…
Du coup j’ai loue une moto, et c’est fini, je passe la journee dessus a bombarder comme un gamin sur les routes, oui maman sans casque.

La mediocrite:
Je pense a ces touristes qui passeront deux semaines cloues sur cette plage a se gaver de pizzas et de tacos tout leur sejour, et qui reviendront dans leur pays raconter leur voyage “en Inde”.
“c’etait bon la bouffe indienne?”
“Ils sont comment les Indiens?”
“t’as vu quoi?”
-euhh…

Oui, il fallait faire 10000 kms pour en profiter. Merci d’etre venu.
Oui, c’est sur, ici c’est moins cher que dans ton pays .
Merci, tu es mediocre.

Old Goa

Old Goa , c’est des eglises, et c’est tout.

La coulante: elle ne previent pas.

Pas de pudeur inutile, personne n’y echappe en Inde.
C’est un incontournable, comme le Taj Mahal.

Panaji

Promenade dans l’ancien quartier portugais, super mignon.Je croise une fille en mode marginal, je passe.
Plus tard, je vais dejeuner, je retombe sur elle.
Je m’assoie a sa table; mademoiselle est allemande, parle un anglais parfait, etudie le chinois et la politique, a passe un an a Shangai.Il faut que j’arrete avec mes prejuges. Elle est super sympa, on dejeune ensemble et on se separe deux heures plus tard sans s’etre echange nos noms.
Les relations sont tellement differentes quand on est loin de ses reperes; parfois j’apprend l’age du petit frere avant le nom de mon interlocuteur.

Palolem

Explications:
-deux allemandes,
-un bus de nuit,
-un driver fou furieux (comme d’hab),
-et un max de bosses.

Pour arriver ici:

Du Karnataka j’arrive donc dans l’etat de Goa.
Palolem, plage avec cocotiers. La plus belle de Goa parait t’il.
L’eau est chaude, tu peux y passer la journee. Le soir, poisson grille a cote d’un couple de danois, la quarantaine.
On discute: ils me soutiennent que je suis “high”, que si je continue mon voyage a ce rythme, je ferai une depression dans six mois.
On verra. Je pense au programme qui m’attend cette annee et je n’arrive pas trop a conceptualiser quand ce materialiserait cette depression…
Je resterai quand meme deux jours sur cette plage, ils paraissaient pleins de bon sens ces danois.

Hampi

Voila à quoi peut ressembler une gare indienne.
Je te laisse imaginer les wagons de 3eme classe sans place numérotée.
Ce n’est pas compliqué, j’en ai vu renter par les fenêtres.
La guerre.

Pour changer donc, train de nuit depuis Bangalore.
Au réveil, un vieil indien me fait signe, il me pointe l’horizon, c’est une éclipse de soleil.
Cette scène illustre encore bien la dualité indienne:
Un vieil homme attendrissant me faisant partager ces couleurs magnifiques, tandis que des gamins ramassent les détritus sur la voie ferrée à 6h du matin.

J’arrive à Hampi, capitale d’un immense royaume du 15eme siecle.
Paysages magnifiques.




Comme tu vois,





Dejeuner pres d’une riviere .
Je suis sous un gigantesque manguier ou s’ebattent oiseaux, ecureuils, et un chat.
Au loin un berger et ses chevres sur les rizieres.

Je suis ailleurs.

Le lendemain, la meme: ruines, manguier, paysages.



Bangalore

Bangalore, capitale des nouvelles technologies, avec de l’argent, des filles en jean, un magasin Levi’s, un KFC.
J’ ai l’impression d’arriver dans un autre pays.

Je rencontre Jonathan, un espagnol. On discute, on cherche un hotel, et finalement le soir meme on dormira dans le meme lit. Le lendemain aussi. Oui, ca se passe comme ca en voyage.
Il me parle du concert d’Iron Maiden qui a lieu le jour meme. Je reflechis, il me chauffe..allez c’est parti on va chercher les billets. On arrive sur place: 20000 fans indiens en tee shirt Iron Maiden. Improbable. le groupe est 2eme dans les charts en Inde.
Scene irreelle, apres trois semaines de filles en sari qui baissent les yeux, je reste bloque sur ces couples death metal qui sautent, fument des joints en faisant les cornes du diable avec leurs mains. Il y a un an, on m’aurait dit que j’irais a un concert d’ Iron Maiden en plein centre de l’ Inde, j’aurais rigole grassement.

Mysore

Halte de quelques heures a Cochi, je suis toujours avec Carlos from Chili et Dominique from Montreal.
Ils arrivent a me persuader de partir avec eux pour Mysore le soir meme (11h de bus de nuit).

Arrivee a Mysore apres une petite nuit sympathique. Les bonds du bus restent aussi funky la nuit en fait.Du Kerala je suis arrive dans le Karnataka.
18 langues officielles en Inde. A peine tu commences a dire oui-non-merci que cela devient incomprehensible la ou tu arrives. Visite du palais du Maharaja et d’un marche couvert comme dans les documentaires a 3h du matin. On ne peut pas demander plus authentique, ca met de bonne humeur, ca sent bon…

Dress code: les indiens sont toujours en chemise, toujours. Il peut marcher pieds nus, il aura quand meme une chemise l’indien.

Alappuzha

Je rencontre un chilien et une canadienne sortant d’ un mois en ashram (meditation, chants en sanskrit et yoga).

On loue ce houseboat ensemble et on part en mini croisiere sur les backwaters du Kerala: rizieres, pecheurs, canaux..

On dort sur le bateau, super sympa.

Le bateau ressemble a ca:

Et les backwaters ressemblent à ca:



C’est le retour.
Dans la station de train, Hector fait du didgeridoo avec un tuyau.
Backpacker style mon ami.

Les premiers fans arrivent vite.
Une princesse.

Varkala

Je ne visite presque que des villes depuis Madras.

Cela peut paraitre fou mais je suis un peu fatigue: je me leve a 7h tous les jours, je fais des trajets haute tension en bus, je porte l’enclume qui me sert de sac en cherchant un hotel pas trop hardcore, tout ca sous une vraie chaleur… oui à la fin ca fatigue.

J’arrive a Varkala pour me reposer deux jours.
Plage, vagues, Barracuda grillé et cours de yoga.

Petite dédicace a tous ceux qui pointent online aux Assedic aux quatre coins du monde:

Je rencontre une française qui est sur cette plage depuis 4 mois.
Sponsorisée par les Assedic bien sur.
Je sens que ce n’est que le debut d’une très longue serie.
Vive la France.

Tu es en train de remplir ta déclaration de revenu?
Tu as peut etre même deja envoyé ton gros cheque au Trésor Public?
Calme toi, detend toi. Ce n’est pas perdu pour tout le monde.Quand ils reviendront, c’est peut être eux qui te donneront ton cours de yoga qui sait…
Un prêté pour un rendu j’imagine.

Moi comme un con j’ai posé ma démission avant de partir.
Du coup les Assedic me transfèrent la coquette somme de 0€ par mois.

Anyway, je repars de Varkala brulé mais content.

Trivandrum

J’etais dans le Tamil Nadu,
j’arrive maintenant dans le Kerala.
Toute la batterie de mots tamil que j’ai apprise est à ..oublier.
Ce serait trop simple sinon.
23 langues nationales en Inde mon ami.

Je l’ai vu, cette chevre broutant une affiche collée sur un mur.

Les animaux ont su s’adapter.
Ils se lechent les babines avec ce qu’ils peuvent.

Scène de vie.
Je discute avec un policier dans la rue (broken english de folie):

-Pourquoi aucun policier n’a de pistolet en Inde?
-Parce que le bâton est suffisant.
-Et si des voleurs agressent quelqu’un avec des couteaux vous faites comment?
-”This no exists in India” me repond t’il presque en rigolant.

Je ne lui ai pas répondu que dans mon dans pays, si les flics n’avaient que des bâtons en bois ce serait probablement le chaos, il n’aurait pas compris pourquoi.

Ca fait reflechir tout ca.

J’ai tellement lutté pour tuer ce véloce cafard dans ma chambre…
..que je me suis permis cette petite mise en scène douteuse:
Je savais que tu apprécierais.

Kanyakumari

Haut lieu de pelerinage a la pointe sud de l’Inde.
j’ai deja fait un bon bout de chemin.

Je rencontre ces jeunes indiens venus assister a une conference de la Croix-Rouge.
Ils me bombardent de questions, tous en meme temps: mon nom, mon age, ce je fais ici, ma religion, est ce que j’aime l’Inde..
Ils sont tellement curieux ces indiens..
Dans la rue parfois ils viennent vers toi, ils te demandent comment tu t’appelles, d’ou tu viens, et ils repartent, comme apaisés.

Ces bananes rouges n’existent qu’au Kerala, elles sont super bonnes.
Entre les bananes, des shampoings à l’unité.
Au cas ou ca te prendrait subitement de vouloir te laver les cheveux.
Ca s’appelle l’achat impulsif.
Moi y’en a marketing aussi.

Je ne dors presque jamais deux jours au meme endroit depuis que je suis arrivé.
Je fais et défais mon sac en un temps record maintenant.
C’est mon grand pote mon sac.

Madurai

Parenthese:
Je suis en train de dejeuner dans un resto, un indien vient s’assoir à ma table, et c’est normal.
Ca fait du bien.

On continue.
J’arrive à Trichy.
Juste une pause de quelques heure.
Voir un temple en haut d’une colline.
Ne pas te le monter.
La vue du temple en question:

En montant:

Avant de monter, une procession.

Et ces bouquins à vendre.
India is the future.

Apres cette interlude; je reprend le bus pour Madurai.
Maintenant j’essaie de faire abstraction de la route dans le bus.
Je me met tout à l’arriere en me disant que si il y a un accident le choc y sera moins rude.
Et je regarde le paysage, serein.
Un camion dans le ravin me ramene betement a la realite.

A Madurai je visite encore un temple qui vaut le detour, il est magnifique, imposant. Rempli du matin au soir, les pelerins venant y faire leurs prieres et offrandes.



CUTE!

Superbe au coucher du soleil.
Ok, c’etait blindé de moustique à ce moment la.

Je continue dans la ville.
Des micro-magasins très étonnants:
Pignon sur rue, une surprise à chaque fois:

Et cette bannière, à la fois ironique et tellement vraie.
Je le répète, India is the future.

Le lendemain je continue a errer dans la ville.
et je tombe sur ces graffitis du parti communiste indien (DYFI)

Si tu en veux plus, le reste des graffitis est sur  mon autre blog ICI.

Thanjavur

Trajet en bus depuis Pondichery.
Il faut en parler du bus, je risque de ne pas l’oublier, c’est la 4eme dimension, le pilote est prêt a tout pour te donner la sensation que tu n’ arriveras jamais en vie: il slalome, il double, il pile pour éviter une vache, tu fais des bonds sur ton siège.
Je n’exagère pas.
Il conduit ca comme une Twingo.

Ce gamin n’a jamais vu une trogne pareille de sa vie.

Et eux ce sont mes futurs potes du voyage.

Thanjavur, 13h: 36 degres, je transpire tout ce que je peux sur mon velo au milieu d’un traffic improbable, les fumees d’echappement etouffantes: hell.
Petite pause pour le gouter d’anniversaire de ces chevres:

Cette vache a aussi droit à ses petites friandises.

Thanjavur, 18h30: allongé sur la pelouse d’un superbe temple, j’ecoute les chants en regardant le soleil se coucher: paradise.

C’est la dualité indienne.
A un moment précis tu peux vouloir quitter le pays en courant,
et l’instant d’après vouloir y rester encore six mois.

Je suis resté un long moment avec ces deux hommes et leurs chèvres.
On ne s’est rien dit.
Juste échangé des sourires.

Pondichery

Je me balade en velo dans l’ancien quartier colonial francais.
tres mignon, les noms de rue en francais, les flics en kepi, les indiens jouant a la petanque..ambiance.

Ce monsieur est repasseur.
Il travaille à l’ancienne, si tu vois ce que je veux dire.

Et toujours ces enfants partout.No comment.

Le lendemain je loue un scooter et je pars a Auroville, une communaute fonctionnant en totale autonomie, concept super interessant, je vous laisse faire un tour sur Wikipedia, ca sera plus clair que mes explications.

Mamallapuram

Je passe une journée dans cette petite ville ou je decouvre des tailleurs de pierre realisant de magnifiques sculptures tres detaillées.

Ils expedient des Shiva de 300 kilos, j’y reflechis longuement bien sur.

Plage sans interêt, des touristes deguisés en indien un peu partout.
-Tu viens à peine d’acheter les sandales mais tu es déjà en train de te jeter sur la tunique.
Tu fais ta crise de “je veux faire partie de la bande des hippies”.
Vite, ce collier, ici un foulard, et ce bracelet la, quoi un collier? pour moi aussi.
Tu veux la panoplie complète. >>Pauvre gogo.
Résultat, on dirait que tu pars au carnaval; même les locaux se foutent de ta gueule.
Ca ne me dérange pas, c’est ta vie. Mais surtout, surtout, ne viens pas me dire que j’ai l’air de débarquer avec mes fringues occidentales.
Le babtou dans l’histoire, c’est toi.

Bref, un peu artificiel apres Madras.
Ici personne ne mange avec les doigts, personne ne te lache un gros rot en te regardant droit dans les yeux.
A la place, je dine a coté d’une famille de français grincheux ignorant tout de leur propre beaufitude.
Je préfère de très loin le gros rot en fait.

Monsieur Kodak, si tu es intéressé par ce cliché, fais moi signe.

Je suis un peu virulent à propos des touristes, il faut dire qu’il sont assez irritants.
Leurs petits air de “ca fait 10 ans que je suis arrivé”, leurs leçons de morale sur le capitalisme ou la société de consommation (quand tu sais qu’il ont la même carte bleue, le même Ipod que toi dans leur poche)…et..et.. ok j’arrête, je m’essuie la bave.

Pour conclure, les paroles de “petit rasta” de Monsieur roux, qui reflètent tellement bien ce que je pense:

T’es sympa petit rasta, t’es gentil, t’es mignon
Avec tes jolies dreads dans tes cheveux blonds
Tes pantalons et tes chemises bariolées
Que t’as achetés dans un festival d’artisanat népalais

Petit Rasta t’es pour la paix dans l’humanité
Même si t’es révolté contre la société
Parce que c’est vraiment pas cool la pauvreté
Et la guerre, mon frère, faudrait l’arrêter

Et quand tu vas voir des concerts de reggae
T’aimes bien lever ton bras quand y’a des paroles engagées
Qui disent ” Il faut légaliser la ganja ! “
Ou bien ” Les douaniers sont vraiment pas sympas “

Ils sont mignons tes slogans, petit rasta
Merci pour ta contribution au débat
Mais dis-moi, petit rasta…
Qu’est-ce que tu fais pour changer tout ça ?

Petit Rasta a les idées aussi belles que ses longs cheveux de rebelle
Mais petit rasta deviendra grand et tout aussi gland que ses parents

Petit Rasta est un rebelle de canapé
Dans lequel il passe l’essentiel de ses journées
A écouter du reggae et à fumer
Et à disserter sur la société

Philosophe, philosophe, petit rasta
Le monde peut bien crever, c’est pas toi qui bougeras
La seule chose que tu fais, c’est engraisser un mafioso
En achetant ton mauvais marocco

Petit Rasta, t’es gentil, t’es mignon
Mais quand tu m’as taxé une clope, moi j’t'ai dit non
Alors petit rasta était contrarié
Et m’a traité de bourgeois parce que j’étais bien sapé

Tu sais la classe, petit rasta, c’est pas une question de fric
Regarde les cousins en Afrique
Faut pas jouer aux pauvres quand on a de la monnaie
Simple question de décence et de respect

Petit Rasta rappelle-toi que tu es né du bon côté de la pauvreté
Petit rasta, souviens-toi que d’où tu viens on a toujours eu le ventre plein.

Madras

Premier post du voyage.
Depuis Londres, arrivée a l’ aéroport de Madras a 2h du matin.
Je vais chercher mon sac.
Je vois mon nom écrit sur un panneau, me demandant d’aller au guichet..
British Airways m’explique que mon sac n’est pas arrive et qu’ils me l’expédieront a mon hotel dans deux jours.
“je n’ai pas d’hotel”
“alors il faudra nous telephoner pour nous donner l’adresse quand vous l’aurez”
Tout va bien, je sors de 12h d’avion, j’ai les idees claires.

Je sors de l’aeroport une main devant une main derriere, avec mon petit sac Eastpack contenant un sweat et une fin de bouteille d’eau.

Le lendemain je commence une balade, et la je me prend le fameux choc de la metropole indienne: melange de chaleur, de pollution, de bruit, de misere, de couleurs, d’odeurs et cette incroyable surpopulation..tout d’un coup..tu dis rien, tu encaisses.
Tout est pousse a l’extreme.
C’est deroutant.

Ici à coté de mon hotel.

Ok, ca c’est le cyber café d’où je me connecte.
Ca marche, c’est presque rapide et ils ont Firefox.

Je reste donc deux jours a Madras, je decouvre cette ville qui m’apprend beaucoup.
Je passe mes journees a me balader, observer les indiens, leur comportement, je découvre ces petites rues sympas, les barbiers, la mosquee.

Manger dans la rue evidemment.

C’est l’immersion totale, pas un seul touriste, les gens me regardent comme un ovni.Ici la plage de Madras, super touristique comme tu vois.

Petit a petit tout devient familier, je commence a m’ habituer, a m’approprier le mode de vie..je me sens a l’aise.
Mon sac arrive enfin, c’est parti.