Archive for the 'Indonesie' Category

Yogyakarta

Un peu decu par cette ville. J’en attendais trop: ville etudiante, la plus visitee de Java, blah blah…
Finalement il ne s’y passe pas grand chose.
Quand meme, ce marche aux oiseaux:

Hiboux ou chouette, je ne sais pas trop, asez funky a la maison j’imagine.
Rien compare a ces chauves-souris bien sur. Du grand delire.
Pas de post pour Jakarta. Vraiment pas une ville agreable.

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Mt Bromo

Le lendemain du Kawa Ijen, direction un autre village pour le Bromo, encore un volcan!
Ce coup ci, lever 3h30, de mieux en mieux!
Toujours pour l’histoire du lever de soleil…
Toujours une heure de marche tout seul dans la nuit…
Je me suis habitue maintenant, mais cela reste assez special quand meme.
Encore des payages assez fous.
Ce volcan crache de la fumee en permanence.
Au fond, un espèce de magma solidifie, assez impressionnant.Rien compare a ce qui se passe en arriere plan…
Une empreinte improbable en haut du volcan.

Kawa Ijen

Apres une semaine avec la bande de Trawangan, je me retrouve a Java, et la pour le coup je suis SUPER tout seul.

A mon hotel, pas un seul client. C’est le seul hotel dans le coin anyway.
Je me fais donc de nouveaux amis, ces enormes papillons mutants.
Je me suis decide a faire un volcan, le Kawa Ijen.
Tellement difficile d’acces. Il m’a fallu deux jours, 3 bus, un mini bus local, un ferry et une moto louee a l’epicier du village pour y arriver de Denpasar.
Je me suis retrouve face a des villageois qui ne parlaient vraiment pas un mot d’anglais.
En fait depuis que je suis parti ca ne m’etait pas encore arrive.

La je parle avec les mains, ils me repondent quand meme en Indonesien, comme si j’etais local.

J’ai fini par apprendre quelques mots , ce n’est pas une langue tres complexe.
C’est la 6eme langue la plus parlee dans le monde anyway…
Enfin, j’arrive donc sur le site.
Nicolas Hulot a fait une emission sur ce volcan.
Des porteurs font le trajet jusqu’au cratere, prennent le souffre qui s’en degage et le rapportent a leur campement.
Porter cette charge de souffre est deja un calvaire en soit , mais c’est le moment ou il faut le prendre au fond du cratere qui reste le plus eprouvant.

L’or.
La descente vers le cratere.L’arrivee pres de la cheminee de souffre.Je reste un moment en bas a les observer.Les nuages de souffre sont juste irrespirables. La je fais le coq car je suis eloigne.
Par moments, quand le nuage arrivait, j’etais au ras du sol la tete entiere recouverte d’un tissu humidifie.
Apres deux douches, mes cheveux sentiront encore cette odeur.
Je ne me plains pas. Je pense juste a ces travailleurs qui y passent leurs journees.
Oui, ca parait fou, mais ils trouvent le moyen de fumer des cigarettes, malgre la violence de ce qui rentre dans leurs poumons…
Le site reste magnifique, un lac turquoise qui se met a fumer, le sol, et ce souffre…

Le chemin du retour.

Gili Trawangan

Les Gilis, c’est trois petites iles a l’Est de Bali.

J’y etais parti pour 3 jours. Un jour dans chaque ile.
Je suis reste scotche 6 jours a Gili Trawangan.
Explications:

L’ile est toute petite. Pas de police. Pas de voitures, pas de chiens.
Les chats les ont remplace, et ont tous la queue coupee, c’est comme ca.

En arrivant, je recroise deux francais rencontres a Bali.
Rudy et Fiona, du Sud.

On fait un peu mieux connaissance: ils sont super sympas.

On reste donc ensemble, et on profite betement du menu Made in Trawangan:

20h: film pendant le diner, ecran geant ou location de ces petites teles sur la plage.

Ensuite soiree dans un des bars, avec pleins de jeunes touristes detendus.
Pas tant de monde que ca, juste ce qu’il faut.
Socializing! avec Scander et Amy..Le temps passe vite, dodo entre 3 et 6h a chaque fois.
Lever vers 11h, plage, soleil, baignade jusqu’au coucher du soleil.
Le lendemain on recommence. On rencontre pas mal de monde, c’est vraiment bonne ambiance.
A la fin ca ressemble a ca: deux new-yorkaises, un couple d’anglais, un belge, un turc, et les deux francais!

Les extras.

J’ai fais une plongee, encore un aquarium, comme a Koh Tao.
En bonus, des petits Nemo et surtout 3 tortues de mer, dont une que j’ai meme prise dans mes mains, la nonchalante.

Les champignons. Ce n’etait pas prevu, mais chaque bar avait un panneau avec inscrit « with have bloody fresh magic mushrooms »
Forcement au bout d’un moment ca travaille.
On a pris ca a six en plein apres midi.
Avec Rudy, on a opte pour la version Strong.
On est reste scotche sur la plage.
Le delire etait profond.
Mumud, le turc, a passe 4 heures dans l’eau a faire des galipettes.
Moi, je ne discernais meme plus les moments ou j’avais les yeux ouverts ou fermes.
Des pensees profondes sur le monde, rires convulsifs, la mer qui ressemblait a un Van Gogh,
tout etait magnifique.
Je pourrais en ecrire des pages entieres tant c’etait intense.
Le soir venu en revanche ca c’est mal fini pour moi.
Ca ne s’arretait pas, j’avais admis que je ne reviendrai plus dans le vrai monde,
je commencais a penser a comment gerer ma nouvelle vie de perché.
Petite angoissse quand meme.
Finalement, apres une boite entiere de biscuits, j’ai fini par revenir de mon long voyage.
Jamais les champignons ne m’avaient emmené si loin.
C’est la dernière fois je crois, même si on s’est vraiment bien amuse, et que ca restera
un des moments forts sur cette ile!

Celle la, je l’ai croise en essayant de faire le tour de l’ile.
Ce n’est pas une hallucination, elle est juste enorme.

Bali en vrac

Je pars en moto pour une semaine dans Bali.

A l’entree des villages on peut trouver ce genre de statue.
Pour faire peur aux mauvais esprits.

L’architecture des temples est superbe.
Et j’adore vraiment toutes leurs statues.Direction la cote Nord.
J’ y passe deux jours, et rien de fou a signaler.
Plage de sable noir, fonds marins pas dingues.
En revanche, je passe dans un hotel de luxe pour dejeuner.
Si tu as un peu d’argent, Bali offre un standard incroyable et finalement assez bon marche pour qui se le permet.
On se sent bien, c’est de bon gout, je n’ai pas vu les chambres mais ce doit etre dans le meme esprit.
Promis je reviens dans 20 ans.

J’arrive ensuite dans la region de ce volvan, Ugung Batur. Je me promene un peu partout. Le volcan est toujours en activite. Reconstruire une maison sur de la lave. Mental d’acier.Un lac s’est forme sur le cratere. C’est beau.
Lever 4h30 pour monter au sommet du volcan. 1700m.
J’arrive en bas du chemin de nuit, je pose ma moto dans le village.
Je monte, je monte.
Oui, ca vaut le coup.
En haut, climat super instable avec un brouillard qui apparait, disparait..
La pierre est chaude et a certains endroits, des effusions de vapeur.
Maintenant, la partie qui m’a moins fait plaisir.
J’ai voulu faire le guerrier, faire cette ascencion seul, sans guide.
Apres tout, j’avais bien fais le camp de base de l’ Annapurna seul, sans souci.Pas de probleme pour monter, meme de nuit.
En redescendant…impossible de retrouver mon chemin.
On se sent tellement con dans ce genre de moment.

Il commence a faire chaud. Je n’ai plus d’eau. Ummm.
Je fini par trouver des petits chemins dans les bois qui m’ammenent vers le village.
La pression redescend.
Pas pour longtemps.
Je ne sais plus ou j’ai mis ma moto.
Il faisait nuit. Toutes leurs maisons se ressemblent comme deux gouttes d’eau, les chiens m’aboient dessus des que je m’approche.
La c’est vraiment un cauchemard.
Je suis super tendu, les villageois ne parlent pas trois mots d’anglais, je me fais une parano, me disant qu’ils ont vole la moto.
Je me vois deja expliquer au loueur que sa moto est pres d’une maison quelque part dans un village de Danau Batur.
Je finis enfin par la retrouver.
Quel sale moment. Direction l’hotel, petit dejeuner.
Ca m’apprendra.

Je pars ensuite pour Ubud, petite ville au Sud de l’ile.
A l’entree de la ville, cette statue.
Ubud, c’est la capitale de l’art balinais.
Du classique.
Mais surtout du comtemporain, avec des galeries interessantes, photo, peinture…beaucoup d’artistes reputes y habitent a l’annee et y ont leur studio.
Ici celui de Symon.

Le classique d’Ubud, la promenade dans les rizieres.
Je ne vais pas mentir, j’ai fais dix minutes de marche, j’ai pris cette photo, et je suis reparti.

J’entre dans un studio de tatouage, je demande a voir le book, et je tombe sur ca:
Oui, c’est bien Dechavanne, qui s’est fait tatoue a Ubud.
Parfois il ne faut pas chercher a comprendre.

Dans un petit village, reunion. Chacun apporte son coq prefere. Ils les cageolent, les caressent.
Je les ai trouve trop attendrissants.

Dans un parc, ces statues. Au cas ou tu n’aurais pas compris, j’adore leurs statues.

Retour a Kuta ou je pars pour Ulu Watu.
Gros spot de surf. C’est simplement superbe. Puissantes vagues, decor exceptionnel.
Surfer, il n’ y rien d’autre a faire.
Quand tu tombes, tu as 1 metre de fond, et les coraux sont la pour te rappeler qu’ Ulu Watu n’est pas un spot de debutant. C’est pour ca que moi je prend des photos en haut de la falaise et que lui il est en bas a s’ecorcher les pieds.Le seul chemin pour arriver aux vagues. Dur.
Les vagues en question.
Tu as trois mois a perdre? tu te poses ici, tu apprends le surf, tu te fais vraiment plaisir.

Rien a voir.
Ces singes sont mignons, certes. Ce sont le pires races du monde.
Dans ce temple pres D’Ulu Watu, ils volent tout.
Il ont tellement bien integre le vice qu’ils subtilisent les objets des touristes (ma housse d’appareil photo par exemple) et ne les rendent qu’en echange d’une rancon (bananes, cacahuetes).
Ils boivent a la bouteille aussi.
On voit bien le fosse entre le vice inscrit sur le visage de la mere et l’innocence (ephemere) de ses bebes.

Kuta

Arrivee a Bali.

Direction Kuta, la plage ou l’on echoue obligatoirement en sortant de l’aeroport.

Les premieres impressions: Bali fait plaisir, les locaux sont trop bons, trop detendus…grosse destination vacance.
Je sors tard le soir, les boites sont bien, gros son.
Ici une soiree de fou, ambiance punk trash local.
16 ans, dechaines..Ils montaient sur scene pour des live de 20 minutes a s’arracher la voix…Je me reveille tard aussi, direction la plage bien sur.
Et la evidemment surf, c’est pour ca qu’on vient ici.
C’est cense etre la plage de debutants…je suis curieux de voir le reste.

Le plus dur avec mes bras de crevette est deja d’arriver jusqu’aux vagues. Ca n’a l’air de rien, mais c’est une epreuve de force contre le courant.
Ensuite re-ramer pour prendre la vague, puis tomber et deguster un bon petit mode machine a laver.
C’est epuisant. Je comprend mieux le physique des australiens..
Tenir 10 secondes debout sur un surf reste quand meme un grand moment de bonheur a chaque fois.
Bonheur encore plus intense le soir au coucher du soleil.

Meme Ronald en a perdu la boule.

Pour faire court, il y a trois types de surfeurs a Bali.

Les locaux: gros niveau, tres cools.
Au passage, les locales sont incroyablement charmantes et gracieuses sur une planche.

Les australiens: de vrais buffles, jamais moins de 80kg.
Je n’ai pas encore fait connaisance.
On est dans deux mondes separes je crois.
Ils ne doivent pas apprecier mon style maillot de bain a framboises.
De toute maniere, j’aurais du mal a tenir une conversation sur la right-break qui etait meilleure pendant la tide-up…

Enfin la troisieme categorie, les debutants pas trop dans la vibe.
On est des taches, on gene les vrais surfeurs mais on est content d’etre la.

Le materiel.
Tout se loue directement sur la plage.
On peut sortir de l’aeroport et montre en main 30 minutes apres etre dans l’eau avec sa planche.

Incroyable mais vrai, je retombe pour la troisieme fois sur Pierre et Yasmina (voir Koh Tao et Bangkok). Il ne devaient pas venir a Bali a la base. Le monde est …
Clin d’oeil: je vous presente ma trousse a pharmacie. Je la trimbale depuis que je suis parti, elle fait de la peine ou pas?